La guerre des navigateurs continue…

Coverflow dans l'historique et les signets, une nouvelle fonction de Safari 4 Safari maintiendra-t-il sa place de leader sur Mac ? Parviendra-t-il à résister aux assauts des navigateurs issus de l'Open source, tout en s'attaquant à Microsoft Internet Explorer sur PC. Revue des forces en présence.
Coverflow dans l'historique et les signets, une nouvelle fonction de Safari 4
Les nombreux modules complémentaires pour Firefox
Les nombreux modules complémentaires pour Firefox

Le mois de juin aura été riche en évènements dans le monde très concurrentiel des navigateurs Internet. Coup sur coup, la plupart des butineurs pour Mac ont eu droit à une mise à jour majeure. À commencer par Safari, le leader du marché sur Mac, disponible depuis le 8 juin dernier. Pour cette nouvelle version, la firme de Cupertino mise, comme pour toutes ses interfaces, sur l’expérience utilisateur. Remarqués sur cette version, le feuilletage de l’historique et des favoris en mode Coverflow ou encore les “Top Sites”, une mosaïque des sites préférés, confèrent à Safari 4 une facilité d’utilisation qui plait. Autre avancée, le support d’éléments HTML 5 pour afficher des vidéos sans recours au format Flash et une optimisation des performances.

La clé du succès  ? En seulement trois jours, Apple communique avoir enregistré 11 millions de téléchargements de son application, dont 6 millions sur PC. Mais ces chiffres impressionnants, comptabilisant surtout des mises à jour, ne se seraient pas traduits en augmentation de parts de marché. Si Safari domine de la tête et des épaules sur Mac, facile lorsqu’on est préinstallé, le navigateur d’Apple a en revanche perdu 0,07 point dans la semaine de lancement de la version 4 par rapport à mai selon Net Applications. Une part de marché totale (Mac et PC) de 8,36%, le double d’il y a deux ans, mais qui laisse le logiciel d’Apple encore loin derrière Firefox.

Disponible en version 3.5 depuis le 30 juin, Firefox a également eu droit à une évolution importante. Face à l’ergonomie d’Apple, Mozilla Foundation mise cette fois sur la rapidité et intègre comme Safari le support du HTML 5, sans oublier la navigation privée pour consulter des sites de manière anonyme. Reste que Firefox se distingue surtout par ses facultés de personnalisation. Fort de sa large base de développeurs, le navigateur a un avantage décisif sur ses concurrents  : une quantité astronomique de modules tierces. Personnaliser les favoris ou intégrer Twitter dans la barre d’état font parti des nombreuses fonctionnalités pouvant enrichir le navigateur et qui font tant défaut à Safari. Des possibilités qui séduisent un public grandissant puisque, selon des statistiques de Net Applications, Firefox progresse, contrairement à Safari, et occupe en juin, 22,5% du marché contre 20,66% fin 2008. Mais l’histoire est loin de se terminer car d’autres prétendants au trône pointent le bout de leur code.

C’est le cas d’Opera, le navigateur norvégien qui promettait une révolution pour le 16 juin dernier qui n’a pas déçu. Disponible en téléchargement en version lab release, Opera Unite proposera ni plus ni moins de transformer votre Mac en serveur. Vous pourrez ainsi héberger votre site depuis chez vous sans passer par un serveur distant, ou bien streamer (lire à distance) votre bibliothèque musicale depuis n’importe quel Mac. Cette fonctionnalité est une de ces innovations intéressantes dont la firme norvégienne a le secret, comme Opera Link pour synchroniser les favoris ou Opera Mail, qui intègre une boite de réception dans le navigateur. Cette philosophie d’innovation ne suffit pourtant pas à faire décoller Opera des 0,70% de part de marché, toutes plateformes confondues.

Personnalisation pour Firefox, facilité d’utilisation pour Safari et innovation pour Opera, à chaque logiciel son avantage. Et si chacun d’entre eux revendique le prix du navigateur le plus rapide du monde, aucun ne détrône Internet Explorer (disparu sur Mac depuis plusieurs années) de sa première place avec ses 66,02% de parts de marché. Une chose est sûre, le déclin du titan est annoncé avec la décision de Redmond de distribuer Windows Seven sans son navigateur historique en Europe, en réponse aux pressions de la Commission européenne concernant la libre concurrence.

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